6 mythes qui tiennent en retrait le vélo

14657765_10207426214278881_324451012_nLe chercheur néerlandais sur le vélo, Dr. Marco Te Brömmelstroet, voyage partout dans le monde pour offrir des stratégies judicieuses aux urbanistes et ingénieurs de la circulation.

Sa présentation, un bref aperçu du programme d’école d’été qu’il propose à l’UvA (Université de Amsterdam), conseille aux parties prenantes de viser la construction de villes habitableset, par conséquent, d’augmenter la participation au cyclisme.

Pour motiver son auditoire à lutter pour les villes habitables, Marco brise les idées fausses autour du vélo.


1. Le cyclisme est dans l’ADN hollandais.

Même les néerlandais continuent à travailler pour améliorer et maintenir les taux de cyclisme.

Nous avons la tendance à croire que les néerlandais ont été faites pour le cyclisme. En fait, l’histoire nous prouve le contraire. Un pays  centré sur la voiture après la Seconde Guerre mondiale, les hollandais commencent à utiliser des vélos seulement dans les années 70. Ainsi, nous pouvons vivre dans l’espoir que le monde est juste une génération loin de devenir vélo-centrique.

Il est également important à mentionner que alors que les néerlandais tiennent le cyclisme pour acquis, leur gouvernement ne le fait pas. Aux Pays-Bas, les investissements dans la récherche et l’infrastructure cycliste s’élèvent à plus de 400 millions d’euros par an.

Pour une histoire complete du vélo aux Pays-Bas, veuillez lire ce article ou regarder le video ci-dessous.


2. Pour être adopté, le cyclisme nécessite une infrastructure emblématique.

Cela aide, mais l’utilité de l’infrastructure est plus importante.
Alors que la construction de pistes cyclables emblématiques incitera certaines personnes, il ne sera pas suffisant pour garder les gens sur leurs vélos. La continuité et qualité de la route est bien plus importante. Par conséquent, il est essentiel d’examiner comment les cyclistes accèdent à ces voies et si les chemins menant à eux sont sécuritaires.

La conception de l’infrastructure Skycycle à Londre

 


3. Le vélo ne vaut pas l’investissement.

Le vélo finit par faire plus d’argent. 

En s’appuyant sur des études de cas à travers le monde (ex. Copenhague, New York, Taipei), Marco a encouragé les participants à se battre pour de meilleures pistes cyclables. Aujord’hui on est certain que “le bilan socio-économique des politiques en faveur du vélo est positif” (en savoir plus). Alors que les Pays-Bas consacrent plus de 400 millions d’euros par an à l’amélioration du cyclisme, ils économisent environ 2 milliards d’euros dans les soins de santé. Ce qui nous amène à notre prochain mythe …

 


4. Le vélo est seulement un mode de transport alternatif.

Le vélo est un mode alernatif de vie.

L’objective principal de la révolte néerlandaise des années 70 n’ètait pas de devenir vélo-centrique, mais d’améliorer la sécurité routière. Le cyclisme s’est avéré être la meilleure façon de transformer Amsterdam en une ville plus habitable.

Sur cette note, les villes devraient pas être construits autour de la circulation, mais pour les gens. Une ville habitable permet à ses résidents d’interagir les uns avec les autres et avec la ville elle-même. Maintenant, il est prové que le vélo facilite les deux.  Enlevés de leurs voitures, les cyclistes se déplacent à un rythme qui leur permet de se sentir partie d’une communauté tout en allant sur leurs affaires quotidiennes.

Left: Vondelpark; Right: Utrechtstraat.

Gauche: Vondelpark – Amsterdam; Droite: Utrechtstraat – Amsterdam.


5.  Le vélo n’est pas une solution extensible.

6.  Le vélo est un substitut pour la voiture.

La combinaison intelligente de déplacements est le substitut évolutif pour la voiture.

C’est formidable que les néerlandais aient récupéré leurs rues, mais leur géographie favorise le cyclisme. Leurs villes sont petites et compactes, rien comparé à l’étalement urbain de Berlin ou Londre. Bien que ce fait soit indéniable, les cyclistes ne devraient pas rouler pour des dizaines de kilomètres.

Lorsqu’ils font face à de longues distances, les néerlandais n’utiliseraient pas leur vélo seulement. Ils ont perfectionné la combinaison de déplacements: vélo → train / train → métro / métro → ville / vélo →destination. Ce modèle a été déclenché par une meilleure planification urbaine et une infrastructure adéquate. Aux Pays-Bas, les habitants disposent de nombreuses possibilités de transport dans un rayon de 7,5 km.

Infrastructure qui encourage le vélo

Gauche: Parking vélo devant la gare de Strasbourg; Droite: Bikebox à côté d’une station de métro à Barcelone.

 

 


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